DIY : comment fabriquer sa poudre pressée ?

… Et donner une nouvelle vie à un poudrier vintage !

Cet article dort dans mes tiroirs depuis pas mal de temps mois, mais je me dis que c’est peut-être une bonne idée d’activité pour se distraire pendant le confinement. Voila donc mon essai, pas tout-à-fait glorieux, de cette fabrication maison de poudre pressée.

Quand Dita von Teese a sorti son livre Your Beauty Mark, je l’ai acheté et dévoré. Parmi les choses que j’ai trouvées intéressantes (d’autres m’ont un peu agacée, j’en reparlerai peut-être ici), il y avait cette recette de poudre pressée. J’ai attendu longtemps avant de passer à l’action, mais un beau jour, ce tuto a eu son heure de gloire et le divin livre s’est ouvert sur la table de ma cuisine, entouré de tous les ingrédients nécessaires.

Pour commencer, voici la recette :

Recette de la poudre pressée par Dita von Tease

La rencontre avec un beau poudrier

Un automne, rue des Martyrs, je suis passée chez un antiquaire où travaillait le jeune et charmant Henri Montag (fils caché de Jane Fonda et d’Oscar Wilde) et j’ai eu un coup de coeur pour un poudrier compact Coty dans les tons orangés, orné d’un beau motif japonisant. J’ai par la suite trouvé sa version poudre libre.

En rentrant chez moi, j’ai sorti tous les ingrédients nécessaires et je me suis lancée.

La poudre libre, l’alcool à 90°, un bol, des cottons et le poudrier : tout y est !

Un brin de toilette

Le poudrier contenait encore un peu de sa poudre d’origine ainsi qu’une petite houpette – so cute! vrai nid à microbes. Pour ne pas être tentée de la garder dans un coin, je me suis rappelée du livre de Marie Kondo, la magie du rangement, et je l’ai vite jetée.

J’ai commencé par nettoyer le fond du poudrier et le couvercle avec un peu d’alcool à 90°.

La tambouille

Ensuite, j’ai sorti mon énorme pot de poudre libre acheté chez Paris Berlin, celui que j’utilise pour me maquiller le corps lors des spectacles et j’en ai prélevé quatre cuillèrées. J’ai rajouté un peu d’alcool à 90° jusqu’à ce que le mélange soit crémeux.

Je l’ai ensuite déposé au fond du poudrier en l’applatissant avec la cuillère et en le lissant avec un couteau. J’ai vu par la suite des vidéos où le mélange était directement fait au fond du poudrier. Je pense que c’est une meilleure idée pour perdre moins de matière et faire le bon dosage. 

Le pressage

Les images parlent d’elles-mêmes. Notons seulement la joie de trouver le verre à pied qui ait pile la bonne dimension pour écraser voluptueusement la pate à poudre !

Tentative d’ornementations

Comme Miss Dita conseillait d’appliquer un tissu afin d’imprimer un motif à la poudre pressée, j’ai voulu peaufiner mon oeuvre. Ce fut un échec : je n’aurais pas du utiliser de la dentelle, puisque la matière la traversait en mode presse purée. Les initiés reconnaîtront la dentelle du panier 18ème de mon effeuillage Marie-Antoinette.

Je suis ensuite passée à la méthode dure en utilisant un tampon (dédicace à Marie G.). Là encore, rien d’intéressant n’est sorti.

Le résultat

Après une nuit à sécher, la poudre a gagné en solidité et à retrouvé sa teinte (et son parfum) d’origine. Et finalement, le motif de résille apparait un peu, ce qui me donne envie de persévérer pour les autres fois. Pourquoi ne pas dessiner ou écrire directement avec une pointe ?

J’ai étrenné cette poudre dès le lendemain et je l’ai trouvé très bien, elle a gardé les mêmes qualités que dans sa forme libre. Henri craignait que l’alcool contenu dans la préparation dessèche la peau. Mon avis est qu’il s’évapore rapidement en séchant. D’ailleurs, je n’ai senti aucun tiraillement en appliquant la poudre.

Quelques pistes à développer pour une poudre pressée d’exception !

  • Pourquoi ne pas essayer d’introduire une huille essentielle dans la préparation pour la parfumer ? Je crains juste que, tout comme l’alcool à 90°, elle ne s’évapore tout de suite et n’apporte rien au résultat final.
  • J’aimerais beaucoup mélanger différentes couleurs de poudres libres (parme, blanche, banane… par exemple) et en faire une teinte sur mesure ou mieux encore, diviser mon poudrier en 3 ou 4 parties.

Epilogue

J’ai utilisé ce poudrier quelque temps, hélas la poudre s’est très vite effritée, se répandant joyeusement au fond de mon sac à main. Je l’ai refaite plusieurs fois pour la presser à nouveau mais j’ai toujours eu le même problème. Je ne sais pas à quoi c’est dû. Si vous vous lancez dans l’atelier ou si vous l’avez déjà fait, vos retours à ce sujet m’intéressent !

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6 commentaires

  1. Salut !

    J’ai beaucoup aimé ton article, et la couleur de ta poudre est super jolie !

    Je n’ai jamais fait de poudrier à partir de poudre libre mais j’ai déjà réparé de nombreux blush victimisés par ma personne sur le sol de ma salle de bain. Le principe est totalement le même ! Les seules différences avec ta manière de procéder sont que : je met un mouchoir en papier entre le verre et la poudre au moment du pressage (et je presse fort fort fort), et quand le poudrier le permet je replie les bords en aluminium sur le produit fini et seché a 4 endroits du cercles. Les poudres faites a l’alcool sont toujours un peu plus fragiles, mais peut-être que cela peut t’aider !

    Merci encore pour cet article très agréable ! ⚘

    1. Bonjour Glad, et merci !
      C’est une bonne méthode je pense d’utiliser un mouchoir au moment du pressage, ça doit sûrement absorber un peu d’humidité au passage. Et pour ce qui est des bords en aluminium ça doit être bien efficace. Par contre je n’ai jamais vu ça sur des poudriers anciens. Tu me diras, je n’en ai pas beaucoup cherchés…
      Je me souviens que j’avais voulu aussi réparer des blush et des fards à paupières suite à ça, mais le peu de tenue de ma poudre m’avait découragée. Je vais peut être retenter l’expérience :)

  2. Très joli article merci ça donne envie de chiner un joli poudrier et le remettre à neuf…
    J’avais fais ma propre poudre à partir des produits et recette d’aroma-zone et j’étais très satisfaite du résultat et de la solidité ( c’est tout de même un peu moins solide que les poudre du commerce)
    L’avantage c’est que la poudre est minérale et donc très bien pour les peaux à problèmes, voici le lien pour les intéressées:

    https://www.aroma-zone.com/info/dossiers-thematiques/les-poudres-compactees?fbclid=IwAR1XbqCMeMpZfK5G1qhJTs4MeQglkxxXke3OTyiKXQeLyTLaZyMtLBHuzSg

    1. Merci Kiki !
      Tu m’étonnes, je pense que les poudres du commerce sont pressées sous une tonne d’acier… En tout cas de façon plus franche qu’avec mon petit verre à pied.
      Sur le site aromazone il y a une phrase qui retient mon attention : « Mélange d’huiles et de beurres végétaux qui permet la tenue du compactage. » Preuve ultime que le gras c’est VRAIMENT la vie ! En tout cas cette recette donne envie aussi. J’ai bien envie d’essayer à l’occasion. Tout en utilisant si possible un beau poudrier !
      nb : suite à mes aventures, j’avais regardé sur ebay etc si je pouvais en trouver d’autres. Et bien ils étaient assez chers en fait. Du coup je pense que c’est mieux de les trouver dans les brocantes quand l’occasion se présente.

      1. Ah oui vous croyez ? Il me semble pourtant en avoir vu d’autres, parfois, en brocante. Mais peut être en moins bon état. Quoi qu’il en soit, quand c’est ancien, et joli, c’est toujours précieux :)

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