Écrire pour Hong Kong

Dans la série « 33 ans, âge de la Renaissance », il y a du nouveau dans mes activités littéraires et ça se passe du côté de Hong Kong. Cela pourrait bien expliquer mon rythme de publication un peu décousu ici. Non, je n’essaye pas (seulement) de me donner une bonne excuse, je tente de trouver une explication rationnelle à ma désertion bloguesque.

Premier contact Paris – Hong Kong

J’ai été interviewée au mois de novembre par la rédactrice en chef du China Daily Lifestyle Premium, magazine trendy et haut de gamme distribué à Hong Kong et Macao. Je l’ai reçue comme il se doit, en déshabillé art déco, dans mon salon mi-volière mi-bonbonnière. Autant vous dire que j’étais très excitée !

Quelque temps avant l’interview, un ami m’avait lancé : « en novembre tu te fais interviewer par le China Daily et en janvier tu écris pour eux ! » Sur le coup, je l’avais envoyé ch… lui avais dit qu’il exagérait et que cela n’arriverait jamais. Mais l’idée a fait son chemin, si bien qu’à la fin de notre entretien, j’ai proposé mes services de plume à la rédactrice en chef.

Aussitôt dit, aussitôt fait

Nous nous sommes revues avant son départ pour discuter des mes idées d’articles et c’était parti : ma première contribution paraitrait en février, dans le même numéro que mon interview. Elle serait consacrée aux éventails et à leur langage amoureux.

Say it with a fan

J’ai immédiatement contacté mon amie Elsa Fabrega, créatrice de délicieux éventails érotiques pour sa marque En cas de chaleur ainsi que l’éventailliste Sylvain le Guen, dont je suis assidûment le travail sur instagram. Merci à eux pour m’avoir accompagnée dans le grand bain !

J’ai passé de nombreuses heures à rédiger ce premier article et je remercie les amis que j’ai mis à contribution pour sa relecture. Débloquer mon écriture en anglais n’a pas été simple et trouver les serrures à tourner pour ornementer mon style et le faire pétiller a été (et est toujours) un défi de taille. Mais comme c’est grisant de s’essayer à la langue de Shakespeare !

Vous pouvez lire l’article ici ou agrandir la photo ci-dessous.

Article Hong Kong

Hong Kong calling

Suite à l’envoi de ce premier texte à la rédaction, j’ai proposé d’autres sujets et là, je suis entrée dans un tunnel. Plume à la main, dictionnaire sous le coude, je devais écrire trois nouveaux articles en un mois. Au programme, un papier sur les gants, un sur les noeuds papillons et un dernier sur Comment être chic à vélo (cela ne vous rappelle rien ?).

Guys’n’Tie

Dans cet article, j’ai mis en avant les créations du Loir en papillon. Quelle conversation passionnante avec Mickael-François Loir, le créateur de la marque ! J’ai appris beaucoup de choses sur l’habit masculin et cela m’a donné envie d’assister aux conférences de Massimiliano Mocchia di Coggiola et Raphaël Sagodira sur le sujet. Maintenant, je connais la différence symbolique entre un white tie et un black tie, et j’ai entrevue l’univers fabuleux des différents cols de chemise.

Special thanks pour les amis qui ont accepté la publication de leur photo, faite le soir du réveillon avec le Leica de mamy ! Et merci à Louise de Ville pour m’avoir soufflé le titre Guys’n’Ties dans un recoin de salle de bain.

L’article est lisible en ligne ici.

Bow Ties hong kong

In the mood for gloves

Ce titre en revanche, j’ai eu la joie de le trouver en faisant quelques exercices de style façon « langue des oiseaux » – un dialecte d’alchimistes dont on m’a parlé lors de randonnées mystiques. Je me suis dit : « dans glove il y a love, très bien. Love. In love with gloves, mouais. I glove you, moyen. In the mood for gloves, fantastique ! Un titre spécial décicace à Wong Kar-Wai, parfait pour mes lecteurs hongkongais ! »

J’ai interviewé le directeur de la maison Causse pour en savoir plus sur les gants et je dois avouer que cela m’a donné envie d’en acheter de nouveaux. C’est bien le problème lorsque l’on se penche de trop près sur les objets du désir.

Vous pouvez lire l’article en agrandissant la photo ci-dessous, ou sur le site du magazine. Notez que le paragraphe sur les gants Opéra est subtilement nommé Length matters.

Maison Causse Hong Kong

How to cycle in style

Enfin, comment ne pas écrire sur l’un de mes sujets favoris, à savoir le vélo et les mille et une manières de l’enfourcher avec élégance ?

En faisant quelques recherches, j’ai appris que la bicyclette avait joué un grand rôle dans l’émancipation des femmes à l’époque victorienne et qu’elle était devenue un symbole féministe. Saviez-vous que le bloomer venait d’Amélia Bloomer, sufragette qui fatiguée de pédaler en grande robe, s’était inspirée de la mode turque pour créer les jupes culottes ?

Je me suis aussi amusée à composer un look pour illustrer le propos. C’est simple, j’ai réuni tout ce que j’aimerais porter, du sac Charlotte Olympia au foulard jungle de Heart Heart Heart, en passant par le prêt-à-porter Fifi Chachnil, sans oublier les vertigineux escarpins Ernest (mais de ce côté là je suis gâtée, j’en possède déjà des sublimes).

Un article à lire sur le site du China Daily Lifestyle Premium. Merci à Sarah-Lou Marty pour la jolie photo (Cf. la séance photo Chic à vélo à voir ici).

How to cycle in style Hong Kong
L’irrésistible robe panthère vient tout droit de l’atelier de François Tamarin

Épilogue

J’ai depuis envoyé de nouveaux articles à la rédaction et ils seront publiés bientôt. Si cela vous intéresse, je pourrais les poster sur ce Journal. Je peux d’ores et déjà vous dire qu’il y aura parmi eux une interview de Léonore Baulac, la nouvelle danseuse étoile de l’Opéra de Paris…

Alors, mes absences bloguesques sont-elles un peu pardonnées ?

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4 commentaires

  1. Oh oui toute pardonnée, surtout que ton article sur Prague a pas mal guidé mes pas pendant mon séjour sur place :)
    Super ces articles, je suis curieuse de lire les prochains.

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